ATTENTION AU FAUX SAFRAN

Surnommé " L'OR ROUGE " le Safran n'échappe pas à la fraude, en effet, c'est le produit  le plus frelaté dans le monde, aux alentours de 86%. 

Au 1er siècle, Pline l'Ancien déclarait que " rien n'est plus falsifié que le Safran".  En 1358, une des premières lois sur l'alimentation appelée Safranschau fut appliquée à Nuremberg. Elle traitait exclusivement de la qualité du safran et prévoyait la peine capitale aux fraudeurs que l'on brûlait avec leurs marchandises frelatées. Malgré les siècles, les escroqueries ne se sont pas interrompues.

En voici quelques exemples :

La poudre de Safran est souvent impure d'où amertume, pigments moins concentrés... . Après analyse de certaines préparations, des résidus de briques pilées, de craie, de curcuma ( appellé Safran des Indes ) ont été detectés. 

D'autres fraudeurs vendent des pétales de carthame ( appellé Safran  du Mexique ) , de souci..., pour des pistils de safran. Ces pétales ont des propriétés colorantes mais n' apportent aucune saveur.

D'autres encore trempent le Safran dans l'huile, le miel..., afin d'augmenter son poids.

Lorsque vous achetez du safran: il est conseillé de le choisir sous sa forme naturelle, c'est à dire en filament. Dans le commerce, il est vendu le plus souvent sous forme de poudre.

Pour reconnaître un safran de qualité, il faut:

  • Qu'il soit en pistil soit 3 stigmates.
  • Qu'il soit conditionné dans un pot en verre et conservé à l'abri de la lumière et de l'humidité.
  • Connaitre  son année de récolte car il garde ses propriétés gustatives durant 3 à 4 ans. Au-dela, il deviendra piquant et ne servira qu'à colorer.
  • Qu'un pistil pris dans des doigts mouillés les colore en jaune et non en rouge.
  • Se méfier d'un safran peu onéreux car il peut être suspect.

Pour être sûr de la qualité de votre safran, achetez-le chez votre producteur et venez visiter son exploitation. Il vous accueillera et vous expliquera le mode de culture car le safran est une fleur qui se cultive avec le coeur.

Retour haut de page                                                    


Retour page précédente