QUELQUES NOTIONS SUR L'HISTORIQUE

DU SAFRAN :

Les origines du Safran sont assez floues. Il viendrait d'Asie Mineure et de Crète et fut introduit, il y a 5000 ans, au Cachemire par le peuple Mongol.

Le nom du Safran vient du mot arabo-persan "Za'fran" qui désigne la couleur jaune. En latin Crocus Sativus du grec "Krokos" signifie filament.

La culture et l'utilisation du Safran en assaisonnement, parfum, teinture et médicament sont connues depuis l'antiquité sur le pourtour méditerranéen.

La première introduction en france remonterait à l'invasion de l'empire Romain. Au Moyen-Age jusqu'à la fin du 19e siècle, c'est la ville de Boynes (entre Beauce et Gâtinais) qui était la capitale française du Safran et pendant deux siècles les cours mondiaux du Safran étaient fixés à Pithiviers. La plante était tellement vénérée qu'elle entrait de plein droit dans la constitution de la dot des jeunes filles à marier. Un carnaval du Safran existait également et, aujourd'hui encore, la région accueille le musée du Safran.

L'usage  du Safran remonte à la plus haute antiquité. Ses  propriétés stimulantes, digestives, antispasmodiques, euphorisantes étaient citées par des auteurs tels que Homère, Virgile, Hippocrate et bien d'autres... Les Egyptiens, puis les Hébreux, les Indiens mais aussi les Perses le cultivaient pour récolter la fameuse épice dont ils se servaient pour aromatiser les aliments. Dans ces civilisations, le Safran servait également d'offrande aux dieux et de teinture pour les soieries. Les Romains, quant à eux, l'appréciaient tout particulièrement en infusion.

Aujourd'hui, le Safran revient en force en cuisine, parfumant viandes et poissons, riz et pâtes. Il rehausse la saveur des desserts ainsi que des confitures. Le Safran sublime aussi bien les mets salés que sucrés, sans dominer, et il apparaît tout en douceur en fin de bouche pour envoûter nos palais.  

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